Saint Dizier l'Evêque
Saint Dizier l'Evêque



Vue générale du village, prise au point le plus haut de la route entre Lebetain et Villars-le-Sec.
 La partie boisée au premier plan correspond au canyon (ou thalweg) du hameau du Val.
 On aperçoit quelques toitures du hameau du "Val de Saint-Dizier" entre les feuillages des arbres.

Code postal

  • 90100 (bureau de Poste de Delle).

Population

  • 402 habitants.

Superficie du territoire communal

  • 1.029 hectares et 78 ares (dont 556 ha de terrains boisés).

Altitude

  • Village bâti : de 510 à 550 m (du bas au haut du village).
  • Hameau du Val : 450 m.
  • Territoire de la commune :
    - de 370 m vers BADEVEL au "Trou de Malefosse", qui est un "emposieu" (synonyme de "aven"), trou naturel très profond, communiquant avec une rivière souterraine. Cette rivière souterraine remplit parfois cet "emposieu", qui déborde alors, formant un ruisseau coulant vers Badevel.
    - à 600 m à la limite de la commune de CROIX sur la route départementale 26.

Habitants

  • Les "Diziais"ou, en souvenir du patois, les "Dégies". En patois, le nom du village se prononçait "Saint-Dégie".

Origine du nom de la commune

  • Du patronyme latin "Desiderius" (qui était le nom d’un évêque de passage assassiné dans le voisinage vers l’an 670, dont le cénotaphe se trouve encore dans l’église). Desiderius a été transformé, en français, suivant les régions en Désiré, Didier, Dié, Dézéry, et ici Dizier ...(c'était un prénom très répandu au Moyen-âge).

Site

  • Au sud du "Territoire de Belfort" sur le plateau de Croix entre la frontière suisse et le département du Doubs. Le Territoire de Belfort est bien situé en France métropolitaine (et non "outre-mer" comme certains parmi nos contacts semblent le croire...).
  • Ce "Territoire" correspond à la plus grande partie d'un ancien arrondissement du département du "Haut-Rhin" demeuré territoire français après la guerre de 1870-1871 en raison de la belle défense de Belfort par le Colonel Denfert-Rochereau et des accords passés au Traité de Francfort le 10 mai 1871 entre le Chancelier prussien Bismarck et le Gouvernement français présidé par Adolphe Thiers, mais en échange de plusieurs communes de Lorraine dans la région de Cattenom et de Thionville. Cet échange n'a pas été "gratuit" puisque les Prussiens accédaient ainsi à une extension du domaine des mines de fer et de charbon de Lorraine, mais il permettait de conserver à la France les cantons de Giromagny et de Fontaine, ainsi que plusieurs villages proches de Delle. Il avait été prévu, en effet, aux "préliminaires" de Versailles en date du 26 février 1871 de ne laisser à la France qu'une partie du canton de Belfort, correspondant uniquement au périmètre fortifié, en annexant à l'Allemagne les cantons de Giromagny et de Fontaine, et en fixant ensuite la nouvelle frontière à une ligne allant de Vourvenans à la Suisse. Auraient été attribuées ainsi à l'Allemagne les communes de Bourogne, Froidefontaine, et tous les villages à l'est d'une ligne allant de Froidefontaine à Joncherey et Delle, notamment Boron, Faverois, Suarce, Florimont, Courtelevant, et Réchésy... Dans l'ancien arrondissement de Belfort, dans le Haut-Rhin d'avant 1870-1871, on comptait en plus du "Territoire" actuel les régions proches de Cernay, Thann, Dannemarie, Masevaux et Saint-Amarin...
  • L'Alsace et la partie de la Lorraine annexées par l'Allemagne de 1871 à 1919 ne furent pas rattachées aux provinces, ou "Länder" allemands voisins du Palatinat et du Pays de Bade-Wurtemberg mais constituèrent une "Terre d'Empire" ("Reichsland" en langue allemande), qui devenait la propriété commune de l'ensemble des "Länder". Les noms de lieux et parfois les prénoms des personnes furent "germanisés".
  • Les Belfortains et les habitants des cantons de Giromagny et Fontaine furent très reconnaissants à Thiers d'avoir obtenu de rester Français. Sur la place d'Armes, un médaillon placé sur le socle du monument "Quand-Même" associe Denfert-Rochereau et Adolphe Thiers "à qui est due la conservation de Belfort à la France en 1871". Thiers fut reçu triomphalement à Belfort en 1873. par la population... A l'époque, son rôle dans la répression sanglante des partisans de la "Commune de Paris" en 1871 n'avait pas été pas jugé comme une faute par l'opinion publique... 
  • La belle défense de Belfort en 1870/1871 est immortalisée par le célèbre "Lion" du sculpteur Bartholdi, imposant monument en grès des Vosges qui s'élève au flanc de la citadelle, domine la vieille ville et qui est connu dans le monde entier. C'est le même sculpteur qui est l'auteur d'une autre oeuvre mondialement connue: la "statue de la Liberté" à l'entrée du port de New-York.
  • On peut observer que les limites finalement fixées au traité de Francfort du 10 mai 1871, qui sont celles qui séparent actuellement le "Territoire de Belfort" du "Haut-Rhin", correspondent approximativement à l'usage par la population, à l'est, du dialecte alsacien proche de l'allemand et à l'ouest d'un patois roman proche du français, sauf dans la région de Montreux-Vieux, Montreux-Neuf et Dannemarie car les Prussiens souhaitaient avoir la maîtrise du bief supérieur du canal du Rhône au Rhin. Ces limites correspondent aussi, entre le "Territoire" resté français et la partie du Haut-Rhin annexée par les Prussiens en 1871, à la ligne de partage des eaux entre les bassins du Rhône et du Rhin, à quelques détails près.
  • Le retour de l'Alsace à la France en 1919 n'a pas permis de rattacher à nouveau la région de Belfort à son ancien département alsacien du Haut-Rhin, en raison du maintien en Alsace-Lorraine d'anciennes lois françaises et de certaines lois allemandes. C'est ainsi que des dispositions relatives notamment aux assurances sociales, aux associations et au Code Civil sont toujours différentes de celles du reste de la France et que la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat n'a pas été appliquée dans les départements du Rhin et de la Moselle où le Concordat de 1801 (entre Bonaparte Premier Consul et le Pape Pie VII) est toujours en vigueur. Pour cette raison, les prêtres, pasteurs et rabbins des quatre cultes reconnus (catholique, luthérien, calviniste et israélite) sont toujours rémunérés par l'Etat, dans les limites d'un nombre d'emplois fixé par le budget national. En revanche, toutes les lois françaises sont appliquées dans le "Territoire de Belfort", qui est maintenant rattaché à la région de Franche-Comté et dont les habitants ne se souviennent plus guère que leurs ancêtres ont été alsaciens...
  • "L'Administrateur de la partie française du Haut-Rhin" a pris le titre de "Préfet du Territoire de Belfort", avec la création d'un département de ce nom en 1922. C'est le seul département français portant le nom de son chef-lieu (sauf pour Paris qui est un "cas" à part depuis le partage de l'ancien département de la "Seine")
    Certaines personnes ignorent encore cette particularité locale : il y a quelques années, lors d'une semaine commerciale à Juvisy (Essonne), l'animateur posait la question suivante au public: quelle est la ville de France qui ne se trouve pas dans un département ? Pour gagner un prix, il fallait répondre "Belfort" , qui est dans un "Territoire", alors que le "Département du Territoire de Belfort" a été créé en 1922 et se trouve comme tous les départements sous l'autorité d' un Préfet.
  • Hydrographie

    • On peut signaler le ruisseau de "la Doux" ou de "la Dour", qui prend sa source au hameau du Val, et fournissait autrefois la force motrice à un moulin à eau. Ce ruisseau coule au fond du thalweg (ou canyon) vers Lebetain avant de se perdre au "trou de la Doux (ou de la Dour)", et ressurgir vers Delle en rivière de "la Batte".

Autres précisions

  • La commune appartient au canton de Beaucourt et à la "Communauté de communes du Sud-Territoire".
  • Le service postal est à Delle et la Gendarmerie à Beaucourt.
  • Terrain classé "bâti ou à bâtir" : environ six hectares sur un territoire communal de plus de mille hectares dont une moitié est boisée, y compris 256 hectares de forêts communales, ce qui permet traditionnellement aux habitants de bénéficier chaque année d’un "affouage" à prix réduit (en moyenne de six stères de bois par "foyer").
  • Climat "continental" assez rigoureux et printemps tardif : nous avons eu une abondante chute de neige le 5 avril 2006 au dixième jour du printemps et en 2007, après de très belles journées pendant tout l'hiver, la neige a fait son apparition avec les premiers jours du printemps !

HORAIRE MAIRIE :

 

Mardi : 10h30 à 12h00

            18h00 à 19h00

Jeudi : 15h00 à 19h00

Cimetière:

Réorganisation des concessions en cours, renseignements en mairie

Horaires engins à moteur:

Lundi au vendredi

8h30/12h00 et 13h30/20h00

Samedi

9h00/12h00 et 14h00/19h00

Jours fériés (hors dimanche)

10h00/12h00

dimanche interdit!

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